Il se pourrait bien que l'on vous dévoile le secret d'un super pouvoir (à la portée de tous) dans cette newsletter ! Un petit indice s'est même glissé dans la bannière ...vous l'avez trouvé ? Bonne lecture 😉
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18 juin 2024 : Ce que j’en dis… je lance un appel… #chroniques Aujourd’hui 18 juin, je pense devoir lancer un appel… Bien sûr en ce moment les appels on en a à la pelle, et les gens qui appellent, lancent des appels qui sont la plupart du temps justifiés mais qui tombent sans appel dans l’oubli… Car les appels appellent souvent au sursaut, à l’effort, à la résistance, bref, ils préparent à des ennuis et des efforts, et on se retrouvent dans la peine… Alors est-ce la peine de faire des appels un 18 juin ? et pour appeler à quoi ? tout à déjà été rappelé dans tous les appels émis dans le bonheur ou dans la peine… Et ma voix et mes écrits portent à peine plus loin que le coin de ma rue alors tant de peine pour si peu d’appel… Que puis-je lancer comme appel si tous les appels ont été faits et que, même si les réponses souhaitées ont été obtenues, les besoins semblent toujours se rappeler à nous ? Appeler à un sursaut d’intelligence ? inutile, elle est désormais artificielle et donc peut juste intégrer cet appel dans son intelligence reposant sur ce qui a été fait hier, c’est sans lendemain un tel appel !! Appeler à un respect de la nature ? inutile, la nature est ce qu’elle est aujourd’hui et elle s’en va vers demain. Dans nos mains, elle est désormais artificielle… Appeler à « bien voter » ? inutile, chacun vote bien, avec son intelligence qui peut être un peu artificielle, tout en étant superficielle d’ailleurs… Alors je lance un appel désespéré…aidez-moi à trouver l’appel qui va changer le monde des humains ? ça doit bien exister non ? A moins que les humains n’existent que dans les légendes… vous savez des êtres légendaires, justes, intelligents, respectueux, instruits, protecteurs…. Ce que j’en dis…
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Note à moi-même. Et au reste du monde... 1. Je viens de capter l’essence du mot important… [ Importe … Temps ] Où je place et comment j’investis mon temps importe plus que tout ! Le temps est mon asset le plus précieux et ça doit guider mes choix comme une étoile du Nord. 2. Oublie les algorithmes ! Le plus important c’est à qui tu as envie de parler. Demande-toi ce que tu as envie de leur dire et de leur apporter 🙏🏻 Dévleoppe des liens plutôt que des Hacks et du code. Oublie l’audience ! Elle n’attend que tu l’alimentes tel un tribun de l’époque romaine ou ce satané Mélenchon. Une audience : C’est une relation descendante. Unidirectionnelle. Sans effet de levier. Sans co-création. Pense uniquement à faire partie d’une communauté. A la fédérer. A l’animer. Une communauté c’est : Des relations bi-directionnelles et croisées. Auto-génératrices. Sublimante. De la co-progression. De la réciprocité authentique. Des valeurs communes. Une envie mutuelle. 3. Mes vulnérabilités sont autant d’atouts extraordinaires. Elles agissent comme un aimant qui attire mes semblables et repoussent mes contraires. Mais vulnérabilité n’est pas égal à faiblesse. La vulnérabilité ne devient étincelante que si elle est accompagné par la résilience. A méditer... Have a great Day. D.🏴☠️ PS. Ce post un peu zarbi est le fruit de mon cerveau totalement embrumé ce matin par la pire grippe carabinée que j'ai eu depuis des plombes et qui me ravage le cigare façon eau de javel dans les boyaux 🤢
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Pour nous les débiles Sur l’appli des journaux régionaux, mais pas seulement, les en-têtes des articles (les chapeaux) sont constamment accompagnés d’expressions inutiles, souvent pontifiantes et parfois même condescendantes. « Enquête », « Décryptage ». Le journaliste serait-il si fier de nous dire comment ça s’appelle de faire son métier et combien il a dû creuser, et même aller au fond du fond tel un Champollion moderne qui aurait « décrypté » la pierre de rosette du jour (le sous-texte d’une chanson d’Aya Nakamura, le petit mot glissé par Slimane sous la porte de Nemo la veille de l’Eurovision) ? « On vous raconte ». Merci ! C’est gentil de nous ramener à l’époque où l’on avait besoin d’histoires pour s’endormir, mais faut-il accorder autant de crédit à l’info « racontée » qu’aux contes de notre enfance. Et si c’était un fake ? « Ce que l’on sait ». Formidable ! Le journaliste va nous dire ce qu’il a appris pour nous en faire profiter, même si en fait (vraiment « en fait ») il ne sait pas grand-chose ou rien du tout. Les chaînes d’info en continu lui ont montré combien il est important de blablater pour combler le vide en attendant justement que quelque chose se passe, sans, bien entendu, « n’exclure aucune hypothèse ». « On vous explique » et même « on vous explique tout » à nous pauvres lecteurs incultes qu’il convient d’éduquer pour nous élever au niveau de la connaissance de celui qui sait. Toi avoir compris ? « Ce qu’il faut savoir » ou « ce qu’il faut retenir » (possible de remplacer « il faut » par « vous devez »). Degré supplémentaire dans l’attitude comminatoire. Le journaliste/maître d’école nous donne des leçons à apprendre. A quand l’interro en direct live ? Enfin, pour la météo : « voilà à quoi s’attendre ». Effectivement, on préfère savoir quel temps il va faire demain plutôt que celui qu’il a fait hier, sauf que la prévision désormais algorithmée laisse parfois à désirer et ne correspond guère à ce à quoi on s’attendait. Info quand tu nous tiens, Y’a plein de trucs qui servent à rien Et tu nous traites comme des moins que rien.
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Les Acronymes : Quand le SIGLE DÉBARQUE et Semble Infini Ah, le Québec ! Terre de poutine, de festivals et... d'acronymes. Avouez-le, nous sommes les champions incontestés de la réduction syllabique. Si on pouvait, on acronymerait nos prénoms. Voici une petite réflexion sur notre amour inconditionnel pour ces mystérieuses combinaisons de lettres. La Soirée Typique Imaginez un instant : vous êtes à une soirée chez des ami.es. Votre hôte vous demande si vous voulez un DBC ou un CR avec votre BQ? Vous hésitez, puis optez pour le DBC parce que, soyons honnêtes, qui pourrait refuser une bonne DBC ? Vous voilà alors, verre à la main, essayant de déchiffrer si on parle de bière artisanale ou d’un nouveau service gouvernemental. Travail ou Scrabble ? Au travail, c’est la même chose. Vous recevez un courriel : « ASAP, faut envoyer le rapport à la RRQ pour le SRG du CÉGEP. » Sérieusement, ça pourrait être une stratégie de Scrabble. Essayez de placer ça sur un plateau de jeu, vous gagnerez à coup sûr. Même le correcteur orthographique abandonne. C'est là que vous réalisez : non seulement vous avez appris le français et l’anglais, mais vous êtes aussi devenu fluent en Acronymien. Le Mythe des Sigles Mystérieux Il y a aussi ces acronymes qui semblent tout droit sortis d’un film de science-fiction. « On va au TDL pour le QLM après le boulot. » Attends, quoi ? Est-ce qu’on va sauver le monde ou juste chercher des timbres au bureau de poste ? Personne ne sait, mais tout le monde acquiesce de la tête pour ne pas paraître inculte. Quand ça Dérive... Et puis, il y a les dérives. La fameuse tendance à créer des acronymes pour absolument tout. « J’ai vu la DRH pour mon AEP au sujet de mon PTO. » Je vous mets au défi de déchiffrer ça sans Google. Bientôt, même les textos entre amis ressembleront à des plans d’espionnage. Le Défi Ultime Alors, chers ami.e.s, relevons un défi : la prochaine fois que vous utilisez un acronyme, offrez-lui une explication complète. « J’ai pris un DBC – une délicieuse bière de chez nous, brassée localement – avec mon BQ – un bon vieux burger québécois. » Parce que, au fond, c’est toujours plus agréable de savoir ce qu’on boit ou mange sans passer par une traduction simultanée. En attendant, continuons de nous amuser avec notre langage codé. Après tout, on aime ça les secrets bien gardés, surtout quand ils sont juste entre nous. Longue vie aux acronymes (et à ceux qui arrivent encore à les comprendre) ! #AcronymesQc #LangageMystérieux #DéfiDécodage
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Aujourd’hui, c’est la Journée internationale des chapeaux ! 🎩 Le jour parfait pour parler de statistiques et... de degrés de liberté ! Quoi, comment ça ? 🤔 Imaginons une semaine où vous portez un chapeau différent chaque jour. Eh oui, un spécialiste de la data a certes plusieurs casquettes mais ne reporte jamais le même chapeau ! - Lundi, vous avez 7 chapeaux au choix. - Mardi, seulement 6. - Puis 5, 4... - Jusqu’au dimanche, où votre choix est totalement contraint : il ne reste qu’un seul chapeau. Vous n’avez plus la liberté de penser ... euh, de choisir ! Vous avez donc 7-1 degré de liberté ( ... de choisir votre chapeau !) En statistique, c’est pareil : Les degrés de liberté représentent le nombre de choix indépendants que vous pouvez faire avant que vos décisions soient complètement contraintes. Exemple : Prenons un échantillon de 5 valeurs, où vous notez votre style de 1 à 10. Vous êtes “libre” pour attribuer les 4 premières valeurs, mais la cinquième sera obligatoirement déterminée pour respecter la moyenne. Le degré de liberté (ou dll, pour les intimes) est donc égal a n-1 ! Selon les tests que vous effectuez et la taille de vos échantillons, le degré de liberté va donc varier. Un test de comparaison de deux moyennes par exemple, aura sur le même principe (n1 - 1) + (n2-1) soit n1+n2 -2 ddl ! En effet, chaque moyenne consomme 1 degré de liberté ! Et vous, quel chapeau choisiriez-vous pour célébrer cette journée ? 🎩🎓🧢 PS : Avec l’illustration, vous vous dites sûrement : Chapeau bas à l’R’tiste ! #JournéeDuChapeau #Statistiques #DegrésDeLiberté #DataScience #R #Python
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Ce matin, je prends (enfin) mon courage à deux mains pour vous faire cette confession : c’est de plus en plus difficile d’aspirer à tout simplement marcher dans la rue sans me faire arrêter, en ville comme à la campagne, par des hordes de quidams me posant toujours cette même question : « Coudon', depuis 12 mois, comment se déroulent tes formations ChatGPT/IA, celles où tu explores aussi CoPilot pour Office, Claude, Gemini? » J’hésitais au début, mais désormais, je me fais un point d’honneur de leur dire la vérité : « Nettement au-delà de mes espoirs les plus fous! » Oui, c’est du boulot 💼. Mais par-dessus tout, c’est gratifiant. Gratifiant d’avoir aidé des centaines de personnes rencontrées via des formations Infopresse régulières ou en entreprise, des sommets IA, des conférences, du coaching, des matinées ou des journées complètes, en visioconférence ou en salle 🏢💻. Gratifiant de réaliser à quel point les organisations regroupent et réunissent des personnalités variées, curieuses et allumées. La qualité des équipes, ça m’émeut chaque fois. Cette formation, pratique et mobilisatrice, est mise à jour plusieurs fois par semaine. Rien de plus normal, parce que ce secteur évolue chaque jour 📈. C’est un défi, mais à mon sens, rien ne bat la pertinence. D’où ma quête de contenu concret, ancré dans le réel, conçu pour les organisations d’ici. Ainsi, tous les exemples et études de cas sont des créations maison, toutes expérimentées. Pas d’esbroufe, pas de flafla (et d’autres termes issus d’une autre époque). Non! Trop facile, à mon avis, de mettre en avant des fonctions qui, dans la vraie vie, sont beaucoup plus boiteuses que ne le montrent les vidéos léchées fournies par Microsoft et compagnie 🎥. On reste au niveau de l’accessible, sur la terre ferme 🧑🌾 et le plancher des 🐮(je compte m’inscrire au prochain festival des émojis). Intérêt pour vous ou votre équipe? Étape 1 : Dirigez-vous sur le site d’Infopresse 📅 Étape 2 : Sélectionnez une date 📌 15 août (3 h) 📌 20 août (3 h) 📌 10 septembre (6 h) Étape 3 : Préparez-vous à apprendre des choses! Oh, et pour une formation directement en entreprise (en visio ou en salle), 📞 contactez Justine Pesant ou Vincent Raymond. Je publie moins sur LinkedIn. Entre le vaste bouquet de formations, la direction générale du World Press Photo qui s’en vient fin-août 📸, les super mandats de rédaction ✍️ et la vie personnelle, disons que ça va pas pire vite 😉
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Nous sommes responsables des contenus que nous voyons. Que ça soit à la télé ou sur les réseaux, nous avons toujours le choix. Alors je décide de dire au revoir aux contenus anxiogènes, négatifs, moralisateurs et à la vente agressive. J'ai repensé ma manière de publier : ici, il n'y aura plus de conseils LinkedIn. Je n’ai aucune plus-value à vous proposer ce genre de choses. Vous avez bien compris qu'il fallait être authentique et régulier, pas besoin de le répéter 100 fois. À partir de maintenant, voici mon programme : ➡️ Lundi : Le karaoké de la prévention (parce que rire, ça fait du bien). ➡️ Mercredi : Une vidéo thématique avec un mot imposé (ragoût dinde, pangolin). ➡️ Jeudi : Un support gratuit à télécharger (check-list, visuel à personnaliser, etc.). ➡️ Samedi : Le Gégé Mag, pour mettre en avant des entrepreneurs du BTP qui déchirent. Pas de strass, pas de paillettes, pas de formation à 10k. Juste des ondes positives, un peu de folie & d'accent toulousain ! À lundi ! Gégé ☀️
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𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗼𝗻𝘀 𝗯𝗲𝗮𝘂𝗰𝗼𝘂𝗽 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗱'𝗮𝗰𝘁𝘂 𝗾𝘂'𝗼𝗻 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗱. 𝗬 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗶𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘂𝗹𝘁𝗿𝗮-𝗰𝘂𝗿𝗶𝗲𝘂𝘅, 𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗹'𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲. 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗺𝗲𝗻𝘁𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝗶𝗻𝘀𝗶 ? Des chercheurs ont examiné la façon dont nous consommons l’information. Ils ont découvert combien nous nous mentons à nous-mêmes. Ils ont comparé les déclarations de 378 Allemands avec leurs usages réels, grâce à un traqueur installé sur leur navigateur web. 📍A la question “combien de jours par semaine consommez-vous des informations politiques en ligne ?”, la réponse moyenne a été de 3,45 jours. La réalité mesurée via le navigateur web n’était que de 1,09 jours. 𝗟’𝗲́𝘁𝘂𝗱𝗲 𝗯𝗼𝘂𝘀𝗰𝘂𝗹𝗲 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗻𝗼𝘀 𝗮-𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗼𝗺𝗺𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱’𝗶𝗻𝗳𝗼 📍Les enquêtes déclaratives montrent que les grands consommateurs d’actu obtiennent un score élevé en termes d’”ouverture à l’expérience”, l’un des cinq grands traits de personnalité. Ils consulteraient l’info politique environ 2,6 jours de plus par semaine que ceux qui ont le score le plus faible sur ce trait. Sauf que leur historique en ligne ne confirme pas ces déclarations. 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰𝗲 “𝗺𝗲𝗻𝘀𝗼𝗻𝗴𝗲” ? 𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗯𝗲́𝗻𝗲́𝗳𝗶𝗰𝗲 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼-𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹. La consommation d'informations politiques satisfait l'image de curiosité intellectuelle que les gens ont ou veulent donner d'eux-mêmes. 📍Au total, 70 % des personnes surestiment leur consommation d’actualités, notamment politique. Cette nouvelle étude montre à quel point, les études déclaratives souvent être confrontées à la réalité des usages. On le sait, tout le monde regarde Arte et personne ne lit Voici 😉 . Elle montre aussi un rapport plus complexe entre les traits psychologiques et les comportements. Les extravertis consomment-ils plus d'informations pour en discuter avec d'autres personnes ? Ou les introvertis consomment-ils plus d'informations parce que c'est une activité solitaire ? D’où la nécessité de bien comprendre aussi le bénéfice réel des contenus que l’on produit. S’agit-il d’enrichir intellectuellement le lecteur ? Ou de le rassurer sur la qualité du média qu’il consulte et de le valoriser auprès d’autrui ? Evidemment, c’est souvent un mélange de tout ça… Lire la suite dans la newsletter Mediarama de la semaine 👇 Matthieu Crocq Olivier Martinez Florian Delafoi Bertrand Le Ficher Flavia Vaganay Thomas Karolak Denis Verloes Xavier degrauX Timothée Vinchon Jérémy Joly David Eichholtzer Bérengère Farcot Alice Desjardins Philippe Rioux Marc Etcheverry Arnaud Mercier Maxime Loisel Ximena TROMBEN François JEAN Guylaine Colineaux Pascal BERIA Jonathan Chan 💡📣 https://lnkd.in/eRwK7e_y
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Cela peut paraître incongru, mais à chaque fois que je me retrouve à travailler sur des réponses aux appels d’offres, je repense au jour où je me suis fait interroger par la DST (oui, celle qui est devenue ensuite la DGSI). En fait, je n’avais rien fait de mal. À l’époque, je venais tout juste de terminer mes études. Cela faisait environ deux ans que j’étais en France et j’étais commerciale export dans une entreprise qui vendait des poids lourds d’occasion. Ce jour-là, mon patron avait été invité à la CCI du coin pour suivre une conférence sur la cybersécurité et l’espionnage industriel, et il avait la flemme d’y aller, alors il m’a envoyée à sa place. Dans notre petite entreprise on n’avait aucune notion de dress code et j’avais pas mal gardé mes habitudes vestimentaires d’étudiante russe, alors comment dire, je détonnais un peu parmi les costards-cravate des chefs d’entreprise blésois. Et quand, naïvement, j’ai posé une question, mon accent slave a dû réveiller les vieux réflexes de l’animateur, qui a dû passer la majeure partie de sa carrière à guetter ce pays dangereux qui n’existait pourtant plus et qu’il avait gardé l’habitude d’appeler « l’ourss ». Bref. Au moment du cocktail, il s’est rapproché de moi pour me poser quelques questions. D’où êtes-vous originaire, pourquoi êtes-vous venue en France, quelles études avez-vous faites… Au fur et à mesure que je répondais, il posait d’autres questions, de plus en plus vite ; j’avais à peine le temps de répondre, et ce qui était au début un petit bavardage mondain ressemblait de plus en plus à un interrogatoire un peu flippant. J’ai fini par lui dire : « Vous me faites peur ! » Il a souri, assez content de lui : « Ouais, c’est une technique. Si je vous questionne vite, vous n’avez pas le temps de réfléchir et donc de mentir. » C’est à travers cette histoire que je m’explique le principal challenge de ceux qui répondent aux appels d’offres : La plupart de mes clients savent très bien vendre leurs solutions, ils connaissent très bien l’organisation qui fait l’appel d’offres et ses enjeux, et ils me l’expliquent très bien pendant le brief… Sauf que, lorsque j’ouvre leurs réponses, dans 99 % des cas, j’y trouve toutes les explications techniques du monde, et rien sur les enjeux, la problématique, les avantages de la solution en réponse aux enjeux. J’ai l’impression que les CCTP des appels d’offres ont le même effet sur les répondants : on a l’impression d’être bombardés par toutes les questions, et on se laisse influencer par la « technique DST » au point d’oublier pourquoi on fait cette réponse ! C’est ainsi que, dans 99 % des cas, ma valeur ajoutée consiste à leur rappeler qu’ils sont bien dans une démarche commerciale et à réintégrer cette dimension commerciale dans leur réponse … Ainsi qu’à raconter cette histoire de mon mini-interrogatoire que je pourrai désormais – puisque vous la connaissez déjà – vous épargner si nous travaillons un jour ensemble 😉
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✱ "𝘍𝘢𝘬𝘦 𝘪𝘵 𝘶𝘯𝘵𝘪𝘭 𝘺𝘰𝘶 𝘮𝘢𝘬𝘦 𝘪𝘵" ... 𝙚𝙣𝙛𝙞𝙣 𝙢𝙖𝙠𝙚 𝙞𝙩 𝙙'𝙖𝙗𝙤𝙧𝙙 𝙚𝙩 𝙩𝙪 𝙡𝙖 𝙧𝙖𝙢𝙚̀𝙣𝙚𝙧𝙖𝙨 𝙖𝙥𝙧𝙚̀𝙨 !! Il parait que c'est une maxime très employée dans l'univers des start-up, des "licornes", de ces boîtes hype qui vendent du rêve. Et je ne dénombre plus les publications sur ce réseau qui la mettent en pratique (avec plus ou moins de talent). Alors peut-être que dans la tech "𝘤̧𝘢 𝘮𝘢𝘳𝘤𝘩𝘦", mais dans mon univers professionnel, c'est surtout le meilleur moyen de se décrédibiliser en deux clics. Quand une relation de travail me demande à propos d'un de mes collègues ".. 𝘵𝘶 𝘤𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘴 ### ? 𝘲𝘶𝘢𝘯𝘥 𝘪𝘭 𝘭𝘢 𝘫𝘰𝘶𝘦 𝘷𝘪𝘦𝘶𝘹 𝘭𝘰𝘶𝘱 𝘥𝘦 𝘮𝘦𝘳 𝘲𝘶𝘪 𝘢 𝙦𝙪𝙚𝙡𝙦𝙪𝙚𝙨 𝘮𝘢𝘯𝘪𝘱' 𝘥𝘦 𝘤𝘦 𝘨𝘦𝘯𝘳𝘦 𝘢̀ 𝘴𝘰𝘯 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘧, 𝘤'𝘦𝘴𝘵 𝘲𝘶𝘢𝘯𝘥 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘮𝘢𝘳𝘳𝘢𝘯𝘵 𝘲𝘶'𝘰𝘯 𝘦𝘯 𝘢𝘪 𝘫𝘢𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘦𝘯𝘵𝘦𝘯𝘥𝘶 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦𝘳, 𝘯𝘰𝘯 ?" je suis bien obligée de dire à ce facétieux observateur que nous n'avons pas tous le même dictionnaire... ou les mêmes fragilités personnelles. Que par exemple, j'emploie pour ma part le vocable "𝘲𝘶𝘦𝘭𝘲𝘶𝘦𝘴" pour éviter de dire 16 éditions du 14 juillet (😱), quand d'autres utilisent le même terme pour dire "𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘦𝘶𝘹". Au bilan, ces coquetteries sémantiques ne marchent pour aucun d'entre nous. En effet, à mon grand désespoir, je ne suis plus une "𝘫𝘦𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘩𝘰𝘵𝘰𝘨𝘳𝘢𝘱𝘩𝘦" et mes sujets n'ont pas besoin de m'écouter "𝘳𝘢𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘳 𝘮𝘦𝘴 𝘨𝘶𝘦𝘳𝘳𝘦𝘴" pour évoquer entre eux mes nombreux kilomètres au compteur ou certaines de mes immersions les plus originales. Quant à ceux qui se sentent obligés de surjouer le coté "𝘷𝘪𝘦𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘦𝘪𝘭𝘭𝘦" : autant ceux qui ont juste 25 ans sont regardés par leurs aînés avec cette forme de bienveillance d'anciens qui ont été jeunes et vaniteux eux aussi, autant quand ils dépassent un certain âge et qu'on serait en droit d'attendre une forme de maturité et de réserve générale de leur part, la sanction tombe, immédiatement : 𝙢𝙮𝙩𝙝𝙤. Et dans ce monde de la sécurité et de la défense, dans cet univers fait de parole donnée, de respect de la parole donnée, assis sur des valeurs fortes telles que la confiance et la loyauté... C'est pas une bonne idée. Il y a quelques jours, j'assistais à une remise de décorations de la Légion Étrangère dans les jardins du Sénat. A l'issue de celle-ci, un légionnaire me confiait qu'il avait découvert le jour même les brillants faits d'armes de son chef, lors du bref récapitulatif de carrière précédant sa remise de décoration. Ils ne travaillaient ensemble que depuis "𝘲𝘶𝘦𝘭𝘲𝘶𝘦𝘴" années... 😏 ✱ Moi, c'est Sandra 📷️ photographe, passionnée et aventurière. 𝘈̀ 𝘭𝘢 𝘳𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦 𝘥'𝘶𝘯𝘦 𝘥𝘰𝘴𝘦 𝘥'𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵, 𝘥𝘦 𝘣𝘦𝘢𝘶 𝘦𝘵 𝘥'𝘪𝘯𝘴𝘱𝘪𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘤𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘫𝘰𝘶𝘳𝘯𝘦́𝘦 ? 𝘈𝘣𝘰𝘯𝘯𝘦𝘻-𝘷𝘰𝘶𝘴 🔔 𝘊𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵𝘦𝘻 💬 𝘓𝘪𝘬𝘦𝘻 👍 #CaVaBienSePasser
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